CHANGEMENT DANS LE MODE DE RESTAURATION SCOLAIRE

Des contrôles sanitaires réalisés en 2016 ont établi que la commune devait adapter ses locaux de cuisine pour être aux normes. Un nouveau contrôle a eu lieu fin mai et nous met en demeure de ne plus utiliser la cuisine en l’état pour la préparation des 150 repas quotidiens.

Par ailleurs, depuis plusieurs mois, la mairie étudie la mise en application de la loi Egalim (loi egalim) pour la restauration scolaire à partir du 1er janvier 2022. Actuellement, alors que notre chef est toujours absent, la transition vers cette nouvelle réglementation est très difficile à mettre en œuvre.

L’équipe municipale a envisagé toutes les solutions possibles. Des contacts avec des cuisines centrales ont été pris depuis le début d’année. Devant l’urgence de la situation, une convention avec l’ESAT de Retiers, se dessine.

Les élus et services ont effectué une première visite et ont été été séduits tant par la qualité et l’engagement du travail réalisé par les professionnels, que par la vocation sociale de cet établissement.

IMPACT SUR LE FONCTIONNEMENT DES INSCRIPTIONS

Jusqu’à Juin 2021, les élèves pouvaient être inscrits la veille pour le lendemain. La préparation des repas par l’ESAT implique de modifier ce fonctionnement. A partir d’Août 2021, les enfants devront être inscrits le mercredi de la semaine précédente au plus tard.

IMPACT SUR LE COUT DES REPAS

L’étude de coût de ce nouveau fonctionnement montre une hausse des dépenses en fournitures des repas. Le coût global du repas passe de 6,14€ à 6,66€. Ce coût est pris en charge par les familles et en partie par la commune en fonction des revenus (détails dans le tableu ci-dessous). Même sans délocalisation des repas, la loi Egalim aurait impacté les tarifs de la cantine. Il nous semble malgré tout indispensable de continuer à proposer ce service de restauration du midi aux familles. Simultanément, un dispositif d’aide est proposé par la préfecture qui permet à la commune de proposer des repas à 1€ en fonction des ressources des foyers.

FORMATION DES AGENTS

De plus, dans un objectif de progression de nos services et en accord avec les directives des services sanitaires, notre agente Sandra Yeme Bolia est inscrite à la formation «L’hygiène alimentaire en production de repas» organisée par le CNFPT les 20 et 21 Septembre prochain à Saint-Brieuc.

 

TARIFICATION SOCIALE

La cantine scolaire est à la fois un service public indispensable aux familles, notamment lorsque les parents exercent des activités professionnelles éloignées du domicile, mais également un espace privilégié d’apprentissage pour les enfants.

Elle permet, en particulier aux élèves issus de familles défavorisées de « bien manger » et elle contribue à leur permettre d’intégrer les règles de base du « vivre ensemble ». Or les enfants issus des familles à faibles revenus seraient deux fois plus nombreux à ne pas manger à la cantine que les autres.

Si les grandes villes ont les ressources pour organiser une tarification sociale, c’est plus difficile pour les petites. C’est pourquoi l’État leur apporte un financement spécifique. La mise en place d’une tarification sociale des cantines, c’est donner à chaque enfant les moyens de la réussite.

A Saint-Armel il existe déjà une tarification sociale pour la restauration scolaire. Cette année, la préfecture met en place un dispositif cantine à 1€. Pour tout repas facturé 1€ maximum, la préfecture nous reverse 3€.

Il semble intéressant de faire bénéficier les familles les plus en difficultés pour deux raisons : les soutenir, et limiter les impayés pour la commune. Par ailleurs le tarif à 1€ est intéressant mais présente l’inconvénient de créer un vrai écart tarifaire avec ceux qui n’en bénéficient pas si on l’applique sans discernement. Cela peut aussi dévaloriser la valeur du repas et de l’encadrement fournis par la collectivité. C’est pourquoi, sa mise en place doit se limiter aux plus défavorisés. Le gain pour la commune qui encaissera 4€ pour un repas facturable à 3.77 pour la tranche 1, peut être mis au profit de la tranche 2 pour baisser leur participation et ainsi réduire l’écart entre les deux tranches.

C’est dans cette logique que le 1er juillet dernier, le Conseil Municipal a adopté les nouveaux tarifs suivants : On constate que pour toutes les tranches la commune apporte son soutient financier au repas des enfants.

TranchesQuotient familialTarif 2020 en €Tarif rentrée 2021 en €Part municipale en €
Tranche 1< ou = 5493,251(+3 versés par la préfecture)2,66
Tranche 2de 550 à 8493,63,43,26
Tranche 3de 850 à 11293,94,12,56
Tranche 4de 1130 à 14494,224,652,01
Tranche 5/ Non Renseigné / Hors commune>14494,435,21,46

Tarif dissuasif élève non inscrit :

La préparation des repas pour les élèves non inscrits désorganise la cuisine. Il est donc conseillé de mettre en place une tarification dissuasive comme le font les communes de Janzé et Retiers. Ce tarif est fixé à 8€. Ainsi, à Saint-Armel, le tarif dissuasif pour retard à la garderie a vraiment permis une amélioration du respect des horaires des agents et au final ce tarif est peu appliqué. Les élèves non inscrits seront donc toujours accueillis par la cantine, mais l’ESAT ne pouvant préparer ces repas imprévus, ces enfants se verront proposer un repas-type en boîtes stockés à la cantine (betteraves/raviolis/compote).

Tarif goûter : 0,85 € (non soumis aux quotients familiaux)