Des vestiges gallo-romains en témoignent : Saint-Armel a été occupée dès le Ier siècle de notre ère, et l’était même probablement auparavant grâce à la présence de la Seiche.

Toutefois la naissance véritable de notre commune remonte plutôt au haut Moyen-Age, lorsque la communauté rurale qui occupait les lieux fût érigée en paroisse, entre le IXème et le XIème siècle.

Qui était saint Armel ?

Moine gallois arrivé au VIème siècle en Armorique, Armel s’est probablement attaché à évangéliser les habitants et à combattre le paganisme ambiant, combat symbolisé par la légende du saint terrassant le dragon. Selon une seconde légende, alors qu’une grave sécheresse sévissait, saint Armel planta un bâton dans le sol et de l’eau se mit alors à jaillir abondamment de ce point. Une fontaine existe bel et bien aujourd’hui et la voie qui y mène, le chemin de la Fontaine, commence devant la mairie.

Il ne subsiste aucune trace du monastère que saint Armel aurait fondé mais les textes latins qui racontent sa vie évoquent un lieu « non loin de Rennes » et citent la Seiche à plusieurs reprises. Deux versions s’affrontent quand au lieu de sa mort, vers l’an 550, ses reliques ayant initialement été conservées à Ploërmel (plou-Armel) bien que ce soit notre église qui renferme son tombeau.

Quoi qu’il en soit, des hommes de plus en plus nombreux s’étaient regroupés près de ces religieux et de ce territoire, peu à peu assaini et défriché, naquit une paroisse qui prit le nom de Saint-Armel-Les-Boschaux telle qu’on la voit citée dans un document de 1240.

A l’époque des seigneurs

Dès lors, le village dut vivre au rythme de la société rurale d’Ancien Régime, celui d’une vie paysanne marquée par les « malheurs du temps » et les fêtes religieuses, dont celle du 16 août qui vit dès le XVIIème siècle une foire se développer parallèlement au grand pardon de Saint-Armel (signe d’un culte très populaire et largement diffusé).

Les plus importantes seigneuries de notre territoire ont été celles de la Motte et de Chambière, dont des lieux-dits portent encore le nom aujourd’hui. Une ancienne tour du château de Chambière est toujours visible sur le site de la commune et c’est un des seigneurs de la Motte, Gilles de Tiercent, qui au XVème siècle fit élever la nef de l’église.

De la révolution à nos jours

La tourmente révolutionnaire ne fut pas sans laisser de traces à Saint-Armel. De nombreux épisodes, souvent sanglants, opposèrent une population largement républicaine (un arbre de la liberté fut planté très tôt) à des bandes de Chouans qui sévissaient aux alentours.

On retrouve du reste tout au long du siècle suivant, et même plus tard, des marques de ces profondes blessures à travers l’anticléricalisme exacerbé de certains magistrats municipaux.

Le XIXème siècle voit surtout la commune prendre la physionomie qu’elle a longtemps gardée (construction de la gare, de la Mairie-école, transfert du cimetière) jusqu’à ce que les années 70-80 lui redonnent un dynamisme – qu’un fort exode rural avait sérieusement entamé – et confèrent à Saint-Armel son nouveau visage.

Aujourd’hui en essor démographique, Saint-Armel fait partie de Rennes Métropole.

Les Maires de Saint-Armel depuis 1900

1900-1904 : Pierre FROGERAIS
1904-1912 : Pierre-Marie MAROLLE
1912-1929 : Augustin PIQUEREL
1929-1956 : Louis BOURDON
1956-1971 : Louis BOURDON (fils)
1971-1983 : Charles DE KERDANET
1983-1985 : Lucien BOYER
1985-1989 : Pierre GROSDOY
1989-2008 : Daniel TROTOUX
Depuis 2008 : Pierric HOUSSEL

 

Pour en savoir plus sur l’histoire ancienne de la commune, lire l’ouvrage du professeur d’histoire Dominique Bodin publié en 2001 sous le titre « Saint-Armel, Fragments du passé ». Des exemplaires sont en vente à la Mairie.